L'Or noir, succombez à l’arôme de ses pépites
L'Or noir, succombez à l’arôme de ses pépites

Les histoires relatives au café sont nombreuses et semblent exister depuis la nuit des temps.

Le café fut la boisson offerte par Hélène de Troie à Ménélas. Homère le décrivait comme une boisson  « utile contre les chagrins, les rancœurs et la mémoire des douleurs ».

Parmi les différentes légendes concernant la découverte de l’effet stimulant du café, l’une d’elle raconte qu’ aux environs de l’an 850, un jeune berger en Abyssinie, l’Ethiopie actuelle, avait remarqué que ses chèvres étaient devenues particulièrement vivaces après avoir absorbé certaines baies : le café.

Des moines goûtèrent les fruits mais furent déçus par leur goût amer et les jetèrent au feu: il se répandit un parfum voluptueux. Les moines commencèrent à préparer, à partir des fruits ainsi torréfiés, une infusion qu’ils vantaient comme un cadeau de Dieu, parce qu’elle les aidait à rester éveillés pendant la prière.

C’est à la frontière de l’Orient que nous retrouvons les premières traces du café, dans une région située entre la corne de l’Afrique, l’Ethiopie, et l’Arabie Heureuse, le Yémen.

Arrivé en Europe dès 1615, le café se répand sur l’ensemble du continent, soit cinq ans après le thé et de nombreuses années après le cacao, introduit par les Espagnols en 1528.

C’est indubitablement dans la ville de Venise, prospère grâce notamment à son commerce avec l’Orient, que sa consommation est la plus répandue. Il en est de même dans la Cour du « Roi Soleil », où « l’eau noire », don de l’ambassadeur Ottoman Soliman Aga, fait son entrée officielle en 1669.

Son succès est tel que certains religieux italiens ont demandé son excommunication, pensant qu’il ne pouvait être que le fruit du diable. Le pape Clément VIII (1592-1605) a même proposé de le faire baptiser afin d’en faire un vrai breuvage chrétien.

De la légende à l’histoire, le café n’en demeure pas moins une préparation reconnue et appréciée. Après le thé, puis le cacao, le café acquiert, à son tour, ses lettres de noblesse.