Aqua ardente, tradition et 
élégance !
Aqua ardente, tradition et élégance !

L’armagnac est produit dès le Moyen Âge, mais sa production massive commence au XVIIe siècle pour connaître son apogée au XIXe siècle. La fabrication des armagnacs se fait par distillation de vins blancs secs.

Cette « aygue ardente » (eau ardente) n’était pas vraiment une boisson (les alambics de l’époque en faisaient un produit peu parfumé), mais surtout un remède d’apothicaire. Charles le Mauvais, roi de Navarre, en imbibait sa chemise de nuit sur conseil de ses médecins : le 1er janvier 1387, une chandelle y mit le feu, le brûlant mortellement. Au début du XVIe siècle, en 1515, on voit apparaître en Gascogne la corporation des vinaigriers distillateurs.

L’habitude de faire vieillir volontairement les armagnacs dans des fûts de chêne pour les teinter et leur donner du goût date du XIXe siècle, au cours duquel l’armagnac est considéré comme de qualité inférieure au cognac (se vendant donc moins cher), mais supérieure aux autres.

Les appellations doivent leur nom à l’ancienne province d’Armagnac. Herreman, un soldat franc de l’époque de Clovis, fut nommé seigneur d’un fief gascon ; le nom francique herreman aurait été latinisé en Arminius, puis devenu « Armagnac » en gascon.

En 2010 se fêtait les 700 ans du traité de Vital du Four, pris comme acte fondateur de l’eau-de-vie en Armagnac.